Oui, en pratique. Un conjoint L-2 est autorisé à travailler de plein droit du fait de son statut; la traduction autonome pour des clients québécois depuis une adresse américaine est donc permise, sous réserve des questions fiscales et d'immatriculation d'entreprise, qui sont distinctes de l'immigration.
L'autorisation de travail L-2 couvre aussi le travail autonome
Exemple hypothétique : l'épouse du constructeur principal est traductrice indépendante et sert depuis la maison des cabinets d'avocats et des fabricants de la région du Québec. Contrairement aux conjoints TD, qui ne peuvent pas travailler, les conjoints L-2 sont autorisés à travailler du fait de leur statut, et cette autorisation ne se limite pas à l'emploi auprès d'une entreprise américaine; elle peut poursuivre sa propre pratique. Ce qui change est le contexte administratif : son entreprise exercerait ses activités depuis un lieu américain aux fins fiscales, son adhésion à un ordre professionnel québécois peut comporter des conditions de résidence et ses clients peuvent devoir savoir qu'elle facture depuis l'étranger.
Ce sont des questions à soumettre à un comptable et à son ordre, non des obstacles liés à l'immigration. Son statut L-2 est lié à son L-1B à lui; le plafond de cinq ans et tout changement dans son emploi l'affectent donc aussi. Les enfants peuvent étudier en statut L-2, mais ne peuvent pas travailler et perdent leur statut dérivé à 21 ans.